Ce débat sur l’énergie éolienne entre la ministre de la transition écologique et un journaliste expérimenté, reconnu pour sa pertinence, montre la méconnaissance réelle (ou feinte) de la ministre et le manque de préparation de Jean-Jacques BOURDIN, sur ce sujet de l’éolien.
1. Temps de fonctionnement des éoliennes : 21% dit JJB, faux dit la ministre c’est 75%.
Cette notion n’a absolument aucun intérêt et n’est pas une caractéristique technique. Ce qui est en question c’est le facteur de charge de l’éolienne, rapport entre l’énergie produite par l’éolienne pendant un an et l’énergie quelle aurait pu générer en fonctionnant à sa puissance nominale pendant la même période. Ce rapport est effectivement de l’ordre de 22% seulement, mais cela n’a rien à voir avec le temps de fonctionnement de l’éolienne.
C’est la question de l’intermittence que M. BOURDIN aurait dû poser : "Que fait-on quand il n’y a pas de vent" ?
2. Au sujet des "fake news" : Selon Mme POMPILI, les centrales à charbon ne se substituent pas à l’éolien. En effet, il reste seulement 4 centrales à charbon en métropole ! Mais elle n’a pas parlé des dix centrales à gaz (énergie fossile). Les pâles ne sont pas enfouies, c’est une fake news : non, il suffit de regarder les reportages sur le devenir des pâles en Allemagne ou aux U.S.A. où les enfouissements sont massifs.
3. L’AIE (Agence Internationale de l’Energie) prévoit, selon Mme POMPILI, 90% d’énergie renouvelable en 2038 et seulement 10% de nucléaire. Faute de trouver d’ici là un moyen de stockage de masse de l’énergie électrique, sans pertes importantes, à faible coût, cette hypothèse est totalement irréaliste au dire des experts et des spécialistes.
4. Selon la ministre, pour atteindre l’objectif de 15% d’énergie éolienne en 2028,on va installer moins d’éoliennes mais plus puissantes. Est-ce à dire que toutes les machines dépasseront les 250 mètres de haut et plus ? Nous savons que pour trouver plus de vent il faut aller toujours plus haut...mais toujours plus de nuisances sonores et visuelles.